mardi 6 février 2007

L'évolution de la firme Business Objects

Hier

En 2002, BO venait d'acquérir l'un de ses partenaires britanniques Blue Edge Software, pour 6,7 millions d'euros ; en parallèle la société spécialistée en logiciels BI avait adhéré au projet UDDI, pour suivre l'évolution des services Web.

Il est rappeler que BO avait conclu un partenariat commercial et technologique pour l'éditeur suédois du logiciel de base de données open source MySQL AB, en Avril 2005.

En 2003, MySQL AB avait déjà signé un partenariat similaire avec l'allemand SAP, n° 1 mondial des progiciels de gestion intégré (PGI).

En février 2006, le numéro 1 des progiciels en décisionnel avait acquis FirstLogic, spécialiste des solutions de qualité d'information en entreprise, pour 54,2 millions d'euros.

Plus récémment, le 16 Janvier 2007, l'éditeur franco-américain avait signé avec un client de poids : L'opérateur de téléphonie mobile SFR, lui confiant par la même occasion toute sa plate-forme de business intelligence (BI) mutualisée, qui représente un ensemble de plus de 3.000 utilisateurs réguliers, sur près de 8.000 collaborateurs.

Aujourd'hui

Business Objects vient de racheter la firme américaine ALG Software (CA 15,5 millions d'euros en 2005), crée en 1990 et spécialiste des solutions de pilotage de la performance des entreprises, pour la modique somme de 44 millions d'euros.

Demain

Des rumeurs annoncent le rachat de BO, par un des géants de l'informatique d'entreprise : SAP, Oracle, et IBM. IBM a par ailleurs racheté au mois d'Août, quatre éditeurs ... Affaire à suivre.


jeudi 1 février 2007

Présentation des experts en braquage d'information : Chapeaux blancs, gris ou noirs ?



Ayant suivi une formation orientée sécurité réseaux, je souhaite inaugurer V@-SI-Blog, en proposant un petit tour d'horizon dans le monde des hackers, tristement célèbres par leurs actes de piratage informatique ... Mais aussi, comprendre pourquoi les DSI ou directeurs d'entreprise, considèrent-ils la sécurité des systèmes d'information comme un enjeu majeur.

Hack...errrrrrrrr? Sous ce nom barbare, se cache une personne commettant des actes considérés comme des crimes ou délits, punis par les dispositions du code pénal, au regard des infractions commises à des systèmes de traitements automatisés de données, son arme suprême est l'informatique.
Il y a longtemps de cela, le qualificatif d'hacker, ou pirate informatique, désignait un bidouilleur autodidacte, étant en parallèle un programmeur de génie, ou souvent un étudiant très doué en informatique.
Ses connaissances poussées de la programmation, de l'administration système/réseau, et du monde de la sécurité ... en font, un ennemi extrêmement redouté pour les DSI et les directeurs d'entreprises, causant parfois des dégâts pouvant se chiffrer en millions d'euros, le souci qu'engendrent ces attaques concernent aussi bien l'aspect technique, économique .... et éthique d'une entreprise.

Aujourd'hui, il s'agit plutôt de spécialistes, dit consultants en sécurité informatique, pistant les dernières failles de sécurité (audit), simulant des attaques avec des tests d'intrusion internes et externes, en vue d'évaluer le degré de protection d'un système d'information, et le cas échéant, pouvoir l'améliorer, et ainsi le pérenniser.

En effet, une entreprise, victime par exemple de phishing, (Ebay, LCL, HSBC, BNP Paribas ...) peut perdre indéniablement de sa crédibilité ou de sa notoriété.
Ainsi, la sécurité des systèmes d'information est devenu au fil du temps un enjeu majeur, voire critique dans des secteurs bien spécifiques (Banque, finance ...).

Mais qui sont-ils? Se répartissant en plusieurs catégories selon la nature de leurs actes et de leurs motivations, les casseurs (Destruction par simple plaisir), les démonstratifs (Découverte des dernières failles de sécurité), les hackers fraudeurs ou voleurs .... mènent la vie dure aux sociétés, mais offrent un avantage en contrepartie :
  • Progression exponentielle de formations spécialisées en sécurité informatique
  • Demande élevée de spécialistes (+ 8,1% en 2006)
  • Marchés florissants pour les éditeurs de logiciels antivirus (Symantec, F-secure ...) ou pour les fabricants d'équipements spécifiques (Checkpoint, Cisco)
  • Développement de nouvelles technologies (biométrie) ...

De quelle couleur est ton chapeau? Les chapeaux blancs (ou white hats) sont des consultants en sécurité, des enseignants, des chercheurs, des administrateurs réseaux, voire des cyberpoliciers. Quelques noms pour l'équipe White hats : H.D Moore, Jon Ellch ou Joanna Rutkowska.

Les chapeaux gris (ou grey hats) sont amenés à pénétrer illégalement dans des systèmes. Cependant, leur volonté n'est pas toujours de nuire. Ils sont en général en quête de défis à relever, une façon pour eux d'éprouver et démontrer leurs compétences. Le britannique passionné d'extraterrestres Gary McKinnon, peut sans doute être considéré comme un grey hat, bien que les autorités américaines le qualifieraient plutôt de black hat.

Les chapeaux noirs (ou black hats) sont plus communément qualifiés de pirates. Créateurs de virus, cyber-escrocs ou espions, leurs actions sont motivées par le profit, la destruction ou toute action qualifiée de néfaste. Cependant, tomber du côté obscur n'interdit pas de changer ultérieurement de profil pour devenir en quelque sorte un repenti. Celui-ci ne manque souvent pas d'intéresser les firmes spécialisées dans la sécurité. Une reconversion en tant que consultant est courante. Kevin Mitnick ou Kevin Poulsen sont deux exemples de pirates ayant rejoint le clan des white hats.

J'espère que cet article vous aura permis d'avoir une petite idée, simple et rapide, des acteurs et des enjeux de la sécurité informatique.